THE TRUMAN SHOW

Pendant toute sa vie (35 ans), Truman Burbank a été heureux, insouciant, parmi ses proches: sa femme, Meryl, infirmière, sa mère, collante et cupabilisatrice, et son pote, ami d'enfance rouquin. Un matin apparemment comme un autre, il s'apprête à prendre sa voiture, quand un objet étrange tombe du ciel et s'écrase sur la chaussée: il s'agit d'un projecteur! Cet évènement, ainsi que la réapparition de son père, mort, vont être les catalyseurs de la découverte d'une condition bien peu humaine...

Trois ans après Etat Second, Peter Weir (Le Cercle des Poètes Disparus, Witness, Green Card...) revient aec un film sur le contrôle de l'individu, son conditionnement et une réalité toute relative. Cette ode à la liberté, sur fond de soap télévisuel et de critique des etchniques publicitaires (produits dérivés, insertion à l'image)fait immanquablement penser au feuilleton Le Prisonnier, la machination restant toutefois claire et logique aux yeux du spectateur. C'est d'ailleurs ce qui fait la force de ce film , un scénario malin, signé Andrew Niccol, déjà remarqué en début d'année avec Bienenue à Gattaca, et dont on ne peut qu'attendre avec impatience le prochain script. Notons enfin la naïveté touchante de Jim Carrey, en rupture de grimaces et la mise en scène imaginative (voir le plan à l'intérieur d'un taille crayon électrique!) de Peter Weir, tous deux au service d'un film à la fois drôle et émouvant, mais surtout, et c'est là son principal atout, extrèmement intelligent.