Deauville 98

OSONS LA MISE EN SCENE!
un festival de trouvailles

Les films de l'édition 98 ont, pour beaucoup, montré une réelle audace dans les choix de mise en scène et dans les cadrages. L'occasion de faire une petite reue de détails.

 

Dans Billy's Hollywood Screenkiss, les flash-backs et autres résumés de portions de l'histoires sont constitués de polaroïds et au montage et à la succession rapide, quant aux fantasmes ou aux rêves du personnage principal, ils sont figurés en de petits films noir et blanc, pastichant aec bonheur de ieux classiques et des films de vacances.

Dans Hors d'atteinte, la scène de l'hôtel figure deux actions en même temps, la séduction devant quelques verres et la coucherie érotique libidineuse dans la chambre; le tout sur fond de neige nocturne et de musique enivrante. Une sensation de planer.

Dans The Truman Show, les prises de vues sont toutes calculées comme si des milliers de caméras épiaient les moindres faits et gestes du personnage principal. Ainsi, on peut voir jim Carrey depuis l'intérieur d'un autoradio à affichage cristaux liquides ou depuis l'intérieur d'un taille crayon électrique!!!

Dans Buffalo 66, Vincent Gallo s'amuse (nous moins) à faire des cadrages originaux, en coupant les têtes, créant des scènes entières hors champs, ou avec uniquement des cuisses. Il met également en place la caméra, lors du dîner de famille, comme si celle-ci était subjective (à la place d'un des personnages), mais rajoute des distortions étranges au nieau des longueurs de table.

Dans Il faut sauver le soldat Ryan, Spielberg joue le passé et l'assourdissement au travers de teintes grisâtres modifiées digitalement et de ralentis aux bruits étouffés.